mardi, octobre 19, 2021
AccueilCultureUNESCO Le « Thiébou dieune » bientôt labellisé

UNESCO Le « Thiébou dieune » bientôt labellisé

Le Sénégal a récemment déposé au siège de l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), à Paris, son dossier de candidature pour inscrire le plat national de riz au poisson, communément appelé « Thiébou dieune » au patrimoine immatériel.

Mieux vaut tard que jamais, dit l’adage. Si l’Italie a sa pizza, la Belgique a sa bière, le Burkina Faso son « Faso Dan Fani » et la Côte d’Ivoire son Attièkè, Le « Thiébou dieune » (« Riz au poisson » en wolof) veut également devenir un label mondial, signé Sénégal. Afin d’entrer dans le patrimoine immatériel de l’UNESCO, un dossier a donc été déposé auprès des décideurs.

Pour ce que l’on sait, la spécialité culinaire candidate doit être présente dans le pays qui porte sa candidature et être représentative des us et coutumes des habitants. Mieux, le dossier de candidature doit être soutenu par les acteurs de cette pratique et des mesures de sauvegarde concrètes du plat proposé doivent accompagner la candidature.  Cette catégorie d’aliments inscrits au patrimoine mondial a été créée en 2003. Son objectif est de protéger les pratiques culturelles et les savoir-faire traditionnels. L’inscription d’un plat à cette liste lui confère une reconnaissance mondiale.

Pour revenir au plat national sénégalais, il n’est rien d’autre qu’un mélange de thiof (mérou), de riz, de tomates, d’oignons, d’épices, de beaucoup d’autres légumes et de piment. Selon les Sénégalais, ce plat serait originaire de la ville côtière de Saint-Louis (Nord-Ouest). On le retrouve aussi dans des pays voisins du Sénégal comme la Mauritanie, la Gambie, voire même en Afrique de l’Ouest à travers le « riz gras ».

En raison de la pandémie liée à la Covid-19, la réunion du comité mondial de l’UNESCO pour l’immatériel, initialement prévue du 30 novembre au 5 décembre 2020 à Kingston en Jamaïque, a été annulée, reportant la prise de décision. Le Sénégal va donc devoir patienter plusieurs mois pour savoir si le « thiébou dieume » sera finalement sélectionné. C’est pareil pour des pays tels le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et la Tunisie qui ont déposé une candidature pour la reconnaissance du couscous.

Marie-Inès Bibang, paru dans le Diasporas-News n°119 Novembre 2020

RELATED ARTICLES

Most Popular

Recent Comments