vendredi, octobre 22, 2021
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CONDITIONS DE VIE DE PLUS EN PLUS DÉPLORABLES DES IMMIGRES VIVANT EN ITALIE A CAUSE DU RACISME INSTITUTIONNEL

CONDITIONS DE VIE DE PLUS EN PLUS DÉPLORABLES DES IMMIGRES VIVANT EN ITALIE A CAUSE DU RACISME INSTITUTIONNEL
Devant  la crise  économique  qui sévit  ces dernières années  dans le monde entier, la frange  de la population la plus vulnérable  est  celle  des immigrés.  C’est  donc  elle  qui subit le plus la crise.  Les  immigrés  pour  le cas  de l’Italie  ont les salaires  les plus bas. Un  travailleur  immigré  gagne en moyenne  987 euros net  le mois contre   1.281 euros   pour  un italien. C’est vrai  que le  niveau salarial  ici  évolue selon les régions  mais   laisse   sensiblement  le même schéma.  Ainsi  37 % des familles  immigrées   vivent   en dessous  du seuil  de  la pauvreté  contre  12,1 %  des Italiens.
Comment cette  disparité  a-t-elle  été possible  entre  deux  communautés  vivant  sur le même territoire, payant les mêmes  taxes, faisant  les mêmes  boulots ?  
  Plusieurs  associations  pour  le respect  des droits  des immigrés  et  quelques partis  de  l’opposition ne cessent  de décrier  cette  injustice  depuis  plusieurs années.
Comme  si  ces  conditions  aussi  tristes  dans  lesquelles  vivent les immigrés  ne suffisaient  pas  les lois  ségrégationnistes et  d’exclusion  sont toujours à l’ordre  du jour  dans  ce pays qui laisse croire  de  l’extérieur  être  un  pays  d’accueil par excellence.  Les  lois  anti migratoires  sont  in-énumérables, parce qu’elles   sont  votées  par rapport  à un fait  d’actualité liée  à  un immigré ou à un groupe  d’immigrés.
Comment  est-il  possible  qu’une  personne  née  de parents  étrangers  qui atteint  l’âge de  18 ans   n’obtienne  pas la nationalité.  Cette  personne  devient  immigrée. Et qu’est- ce  qui arrive  à un immigré  qui ne reçoit pas son permis de séjour  parce qu’il  a perdu  son travail ?  Il devient clandestin  et  la suite on la connaît.  Quand les forces  de  l’ordre  le prennent, il est arrêté et enfermé  dans un centre  d’identification et  d’expulsion  ( C I E ) le  temps nécessaire  pour procéder  à  son  expulsion  du pays.  Mais   dans quel pays  faut-il   le  rapatrier ?  Parce que  le plus souvent  les personnes  n’ont plus de documents  d’identification  donc deviennent  apatrides. 
 Ainsi  selon  les chiffres  de la CARITAS   dans  le courant  de l’année 2011 ,  ce sont   684.413  permis de  séjour   qui  n’ont  pas été   renouvelés.  Ironie  ou tristesse  du sort ce sont  des personnes  qui ont  travaillé  et  payé  régulièrement  les taxes  de l’état.      
A cause  de la crise  économique  plusieurs  entreprises  ayant   été  fermées  ces  personnes  se  retrouvent  sans   permis  de séjour  par  rapport  à la loi  BOSSI –FINI  qui  lie  le permis de  séjour  au travail. 
Au regard de  la situation  un séminaire  de formation  pour  les  journalistes  a été  organisé  le 18  février  2012  afin  de  leur  donner  les  informations  nécessaires  dans le cadre  de la campagne «  LAISSER  ENTRER  DANS  LES  C.I.E » . Cette  initiative  a été  lancée  par  LE  COMITE 1ER  MARS  dirigé   par  CECILE  KYENGE  qui  en est  la responsable  nationale  et   conseillère  provinciale de Modène.   Soutenant  l’initiative  de  la campagne  « Laisser  entrer  dans les  CIE »  l’honorable  ZAMPA  SANDRA  du  parti  démocratique  lutte   pour la révision  de la décision du  nouveau  pouvoir  de prolonger  le temps de  séjour  des détenus ( migrants )  à  18  mois.  Il faut  signaler  aussi  que l’initiative de cette  campagne  bénéficie  aussi  du soutient  de  Madame NAZZERENA   ZORZELLA   présidente  de l’Association  des Journalistes  de Bologne ( ASG)  qui a participé  à tous les travaux  du séminaire. 
Les  C I E  sont  des  lieux  par  excellence  dans lesquels    sévissent au quotidien les violations  des droits  humains  les plus abominables . Voici  la réaction de  la responsable CECILE  KYENGE : «  Nous dénonçons  cette  approche répressive vers l’immigration dans l’esprit  de la charte   mondiale  des  migrants  basée  sur la liberté  de circulation  des personnes, et  nous demandons  la fermeture  immédiate  au niveau  Européen de tous les centres  de détention.  C’est  pour ces  raisons  que  le 1er mars  nous descendons dans  la  rue  pour contribuer  à la disparition  de la ségrégation  et de l’exclusion  pour  amorcer   et  promouvoir  un monde  solidaire  et  juste ».
 Ainsi  à l’appel  de  la responsable  nationale  pour aller contre  toutes ces lois taillées, arbitrairement  contre  les immigrés  que  le  1er  mars  2012 comme  chaque  année tous  les travailleurs  immigrants  et  Italiens  ont  observé  une journée  entière  de  grève  générale .   Cette  manifestation   sans  précédent  contre  le racisme  institutionnel  et  la loi  BOSSI  FINI  a  été  un signal  fort   aux nouvelles  autorités  Italiennes  pour  créer  une société  où  tous  puissent  avoir  les mêmes  droits.  Des milliers  de personnes ont  manifesté  aux cotés  des migrants  montrant  que  dans une  situation  de crise   tous  peuvent  lutter  pour les mêmes  droits.  La  date  du  1er mars&
nbsp; devient  donc  désormais  une  référence  importante  dans ce pays. Il  faut  signaler  que le  début  de l’année  2012  a été  particulièrement  marqué  par  des  épisodes  qui  ont  attristé  plus  d’un  immigré, partant  de  l’assassinat  à  Florence  de  SAMB  MODOU  et  de  DIOP  MOR  et  trois  autres  blessés  grièvement  par  la même  personne. Les cas  de racisme  ces  dernières  années  sont légion  pour  ne citer que  ce  seul cas   de  Florence. Il  faut  noter  que  pendant  le printemps Arabe  3800 mineurs ont été débarqués  à LAMPEDUSA  dont  835  sont  portés disparus. Personne n’a  aucune information  de ce que ces  mineurs  sont  devenus.  L’honorable  ZAMPA SANDRA  a déjà  introduit  une  action en justice  pour  que  la vérité  soit faite  sur  cette  affaire. Une  enquête  est  ouverte   à ce sujet  pour  situer  les responsabilités. « Il est  donc temps  de clarifier  et  dire  que  le racisme  n’est  pas seulement  un phénomène  culturel  mais  se base  sur  les lois  et procédures  administratives   considérant  les immigrés  comme des bras  d’exploitations  ou des ennemis  à combattre » pour   paraphraser les  propos  de  la responsable  nationale  du  comité du 1er  mars.    
        RENE  KOUAME  (Italie)  (Source service  communication  du 1er  mars)                   
 

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