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CAN 2013: NIGERIA IS BACK AND …

CAN 2013: NIGERIA IS BACK AND …
le Nigeria a prouvé qu’il demeurait un ténor du football africain. Exit donc la Can 2013, riche en suspense et en rebondissements. De nombreuses surprises et révélations, des records, mais aussi des déceptions et désillusions. Retour sur la première coupe d’Afrique des nations des années impaires. 
 
Nigeria : La consécration après le passage à vide
 

CAN 2013: NIGERIA IS BACK AND …
Absent de la dernière Can, comme bien d’autres gros calibres du foot africain, c’est en conquérant que le Nigeria a refait surface sur les terrains de la compétition continentale. Le géant africain avait mal digéré son éviction d’un rendez- vous qui lui était familier. Au fil des rencontres, on a vu l’émergence et  le talent d’un collectif qui a propulsé au sommet une équipe qui n’a jamais été citée comme un futur lauréat au début de l’épreuve. Comme un signe du destin, c’est un joueur inconnu, Sundar Mba qui évolue à Enugu Rangers au Nigéria, déjà auteur du but décisif contre la Côte d’ivoire (2-1), qui d’une  superbe reprise de volée du gauche ouvre le score à la 40e minute. Un an après le sacre surprise de la Zambie, ce succès déjoue lui aussi les pronostics, même si les hommes de Stephen Keshi l’auront mérité. 

CAN 2013: NIGERIA IS BACK AND …
Burkina Faso : parcours inédit d’un petit poucet
Le Burkina Faso est rentré dans l’histoire du football africain .Les étalons ont disputé pour la première fois la finale d’une coupe d’Afrique des nations. Outsider, 92ème  au classement Fifa, l’équipe Burkinabé restait sur 18 défaites de suite à la Can, aucune demi finale depuis 1998 et une galère pas possible pour se qualifier. Mais sans vraiment briller, elle a franchies tours et conquis les observateurs. Même si le Burkina Faso est tombé si prés du but, il réussi à  se frayer un chemin au sein de l’élite footballistique continentale. 
 
Les statuquos 
 

Statuquo pour le Mali qui décroche la médaille de bronze après sa victoire 3-1 face au Ghana Malgré la situation difficile que traverse leur pays les co-équipiers de Seydou Keita bien motivés par Patrice Carteron le coach, ont encore donné à voir l’étendue de leur talent. Le Ghana lui va encore se contenter de la 4ème place, une formation en pleine dégénérescence, c’est déjà loin les souvenirs des supers Blacks Stars qui avaient brillé à la coupe du monde au pays de Nelson Mandela 3 ans plus tôt.
Les déceptions
 La grosse déception du tournoi est incontestablement la Côte d’Ivoire. Super favori de la compétition,  la génération dorée ivoirienne, emmené par Didier Drogba s’est encore loupée. Le signe indien n’a pas été brisé. Les Eléphants sont tombés quatre pieds en l’air en quart de finale face à un  Nigeria aguerri  (2-1). Depuis 1992, les ivoiriens courent après un 2ème titre et le temps semble s’être arrêté pour les éléphants. Idem pour les chipolopolos désillusionnés dès le premier tour. Les champions d’Afrique en titre ont été terrassés  par les étalons du Burkina après deux premiers matchs pas convaincants  face à l’Ethiopie et au Nigeria. Le trio maghrébin             (Maroc, Algérie, Tunisie) est aussi passé à la trappe du premier tour. Immense paradoxe pour ce qui est de la Tunisie qui continue à dominer les compétitions inter clubs de la Caf au travers de l’Espérance de Tunis qui se présente toujours dans le dernier carré depuis quelques années. D’ailleurs, les Bafana Bafana d’Afrique du Sud n’ont pas réussi à accéder en demi-finale, malgré leur statut de pays organisateur, stoppés par une vaillante équipe des Aigles du Mali, dont le pays, faut-il encore le souligner, vit actuellement au rythme d’une guerre contre le terrorisme.
Certes, les observateurs avisés de la scène footballistique africaine ont bien noté que cette année, les «garçons» sud-africains n’étaient pas au top et n’avaient pas convaincu dès l’entame de la compétition, conclue sur un score nul face aux surprenants Capverdiens.
De nombreux joueurs ont laissé les spectateurs sur leur faim. C’est le cas de Didier Drogba, Yaya Touré, l’Angolais Manucho, ou encore l’Algérien Sofiane Feghouli.
LES SURPRISES
En accédant au second tour de la Can pour leur première participation, les requins bleus du Cap Vert qui avaient déjà réussi le tour de force de priver les lions indomptables d’une deuxième Can consécutive sont incontestablement une des grosses surprises de la compétition. 
 
RECORDS
L’Edition 2013 de la CAN a consacrée une sous-région. Pour la première fois de l’histoire de cette compétition sept des huit nations qualifiés en quart de finale sont de l’Afrique de l’Ouest. Le Burkina Faso, le Cap vert, le Mali, le Nigéria, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo. Une domination inédite. En 1994, en Tunisie, cinq équipes d’Afrique de l’Ouest avaient déjà atteint les quarts de finale de la Can, précèdent record. En revanche les trois représentants de l’Afrique du Nord sont sortis au premier tour. C’est la première fois depuis 21 ans qu’un tenant du titre est éliminé au premier tour de la compétition.  
 

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LES COACHS  
Ce 3eme sacre du Nigeria est surtout l’œuvre d’un homme : Stephen Keshi. En un peu plus d’un an, il a su faire de cette équipe jeune et inexpérimentée une formidable machine à gagner. Une machine à gagner qui a d’abord impressionné tous les observateurs du football africain en venant à bout de la Côte d’Ivoire, de fort belle manière, en quart de finale (2-1). S’en est suivie, un véritable récital face au Mali en demie (4-1). Déjà vainqueur de la CAN en 1994 en tant que joueur, Keshi rejoint l’Égyptien Mahmoud El Gohary, jusqu’ici le seul à avoir soulevé le trophée en tant que joueur et entraîneur. 
 
Mireille NGOSSO
Paru dans le Diasporas-News Magazine n°38 de Février 2013 
 

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