mercredi, janvier 26, 2022
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Afrique du Sud: confrontation ouverte entre l'ANC et son aile jeunesse

Afrique du Sud: confrontation ouverte entre l'ANC et son aile jeunesse
La procédure engagée en Afrique du Sud par l’ANC, le parti au pouvoir, pour évincer Julius Malema, tribun de plus en plus encombrant pour le président Jacob Zuma, a déclenché une crise ouverte entre les instances nationales du parti et son aile jeunesse. La Ligue de jeunesse (ANCYL) a décrété qu’elle entendait “protéger son autonomie” et “n’accepter la révocation d’aucun de ses dirigeants élus d’ici 2014”, dans un communiqué diffusé à l’issue d’un comité exécutif national à Johannesburg dimanche soir.
La branche jeunesse a également reproché aux instances du parti de refuser toute réunion pour “aplanir à l’amiable” ce qu’elle qualifie de “malentendus sur les relations dans l’organisation”.
Les “jeunes lions” de l’ANC en ont profité pour défier une fois de plus l’autorité du parti en appelant à la nationalisation des mines et à l’expropriation sans compensation des propriétaires terriens blancs, des options exclues par le gouvernement.
La direction du parti a réagi en accusant ses responsables jeunesse de bafouer les statuts de l’ANC, “sacrosaints pour l’ensemble de ses membres et de ses structures”, et de se mettre hors jeu.
“La décision du comité exécutif national de la Ligue de jeunesse de défier la décision de la commission nationale de discipline place l’organisation hors des règles statutaires de l’ANC et est, donc, totalement anti-ANC”, a rétorqué la direction nationale de l’ANC dans un communiqué diffusé plus tard en soirée.
Julius Malema, 31 ans fait l’objet d’une procédure disciplinaire à épisodes depuis août, pour ses atteintes répétées à l’image et à l’unité du parti.
Furieux de son exclusion prononcée fin février, et avant d’attendre son passage en appel, il a récemment taxé le président Jacob Zuma de “dictateur”, ce qui lui a valu d’être suspendu avec effet immédiat.
L’affaire est considérée comme un test de l’autorité de M. Zuma, 70 ans, qui doit remettre son mandat en jeu lors du prochain congrès du parti, en décembre. La majorité de l’ANC n’étant pas menacée, il devrait rester président du pays après les élections de 2014 s’il garde la tête du mouvement.

AFP

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