samedi, octobre 8, 2022
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Mauritanie: libération d'un gendarme otage d'Aqmi depuis près de trois mois

Mauritanie: libération d'un gendarme otage d'Aqmi depuis près de trois mois
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a libéré samedi un gendarme mauritanien qu’elle retenait en otage depuis le 20 décembre 2011 après l’attaque d’un poste de gendarmerie dans le sud-est du pays, a-t-on appris de source officielle. “Le gendarme Ely Ould Moktar, enlevé le 20 décembre 2011 de son unité d’Adel Begrou (sud est), est désormais libre et se trouve en bonne santé”, indique un communiqué de l’état-major de la gendarmerie mauritanienne repris par l’Agence mauritanienne d’information (AMI, officielle).
Un porte-parole d’Aqmi a confirmé samedi dans un entretien avec l’Agence privée en ligne Nouakchott Info (ANI) la libération du gendarme et indiqué que cet élargissement est intervenu après un “échange” avec un Malien qui “s’est déroulé directement, sans intermédiaire”.
“Une unité de la gendarmerie mauritanienne est venue dans la nuit de vendredi à samedi à la frontière (mauritano-malienne) remettre (le Malien) Ould Meddou à nos combattants et recupérer le gendarme”, a précisé le porte-parole d’Aqmi.
Aucun des communiqués et déclarations d’Aqmi publiés par l’AMI n’a à ce jour été démenti.
Un responsable militaire malien contacté par l’AFP a également confirmé que le gendarme mauritanien a été échangé contre un Malien du nom d’Abderrahmane Ould Meddou, présumé membre d’Aqmi.
M. Ould Meddou purgeait une peine de cinq ans dans les prisons mauritaniennes pour avoir facilité en 2011 l’enlèvement d’un couple italien dans le sud-est de la Mauritanie, a-t-il ajouté.
“Ce n’est pas un membre d’Aqmi mais un simple indicateur qui avait facilité l’enlèvement du couple italien”, a précisé la même source, minimisant ainsi la portée de cet échange qui a eu lieu selon lui “sans intermédiaire aucun, directement à la frontière mauritano-malienne”.
Ely Ould Moktar avait été enlevé le 20 décembre 2011 dans la localité d’Adel Begrou (région de l’Hodh Ech Chargui, sud-est), lors d’une attaque d’hommes en armes non identifiés qui étaient soupçonnés d’appartenir à Aqmi.
Selon une source sécuritaire, les assaillants s’étaient ensuite retirés vers le Mali voisin. Adel Begrou est à 4 km de la frontière malienne.
Dans un communiqué diffusé le 13 janvier par ANI, Aqmi avait affirmé retenir le gendarme et s’était dite prête à le libérer “à condition que le régime mauritanien libère deux de (ses) prisonniers”.
Elle posait également comme condition que le gendarme ne serve plus dans l’armée sous le régime du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.
Aqmi n’a pas identifié les deux prisonniers concernés par l’échange. Quelques dizaines de jihadistes membres de l’organisation, dont certains ont été condamnés à mort, sont incarcérés en Mauritanie.
La Mauritanie, l’Algérie, le Niger et le Mali sont confrontés à une insécurité croissante liée aux activités d’Aqmi et d’autres groupes criminels, ainsi qu’à l’afflux d’armes, dont de l’armement lourd, issues du conflit libyen.

AFP

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