samedi, octobre 23, 2021
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Crise ivoirienne: le parti de Laurent Gbagbo récuse l'enquête officielle

Crise ivoirienne: le parti de Laurent Gbagbo récuse l'enquête officielle
La parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo récuse par avance les conclusions d’une commission d’enquête sur les violences commises durant la crise de 2010-2011, mise en place par le chef de l’Etat Alassane Ouattara, selon un communiqué transmis mercredi à l’AFP. “Le pouvoir de Ouattara n’a pas attendu le rapport de cette commission avant de mettre en prison plusieurs partisans du président Laurent Gbagbo et procéder à sa déportation à La Haye”, à la Cour pénale internationale (CPI) qui le soupçonne de crimes contre l’humanité, affirme le porte-parole du Front populaire ivoirien (FPI), Laurent Akoun.
Une vingtaine de figures du régime déchu, dont l’ex-Première dame Simone Gbagbo, sont en détention en Côte d’Ivoire depuis la fin de la crise de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts après le refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite à l’élection de novembre 2010.
Le pouvoir ayant “démontré son caractère partisan”, les Ivoiriens ne peuvent s’attendre à “un rapport objectif d’une commission mise en place par lui”, estime le FPI, qui dénonce une “justice des vainqueurs” épargnant les pro-Ouattara soupçonnés de crimes.
“Le FPI tient donc à dénoncer publiquement cette commission +non inclusive+ et ne saurait nullement se reconnaître dans le rapport qui en sortira”, conclut M. Akoun.
Le gouvernement Ouattara a mis en place une “commission nationale d’enquête” chargée de faire la lumière sur les violations des droits de l’homme durant la crise.
La commission, qui travaille parallèlement aux enquêtes de la justice ivoirienne ayant conduit à l’incarcération de pro-Gbagbo, a débuté récemment à Abidjan ses investigations et doit rendre son rapport d’ici fin février à M. Ouattara.
Régulièrement mis en cause sur le terrain de la justice, le chef de l’Etat a promis la fin de “l’impunité” et affirmé que des poursuites seraient engagées sur la base du rapport, y compris, le cas échéant, contre des chefs militaires issus de son camp.

AFP

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