mardi, octobre 26, 2021
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L’archevêque de Kinshasa condamne les violences pré-électorales

L'archevêque de Kinshasa condamne les violences pré-électorales
L’archevêque de Kinshasa a condamné jeudi les violences qui ont émaillé la campagne des élections présidentielle et législatives du 28 novembre en République démocratique du Congo et appelé à faire preuve de retenue. “On se provoque, on s’arme de machettes, parfois de fusils, on casse et on brûle, comme si l’ont était en présence d’ennemis rangés en ordre de bataille ou bien que la fin des élections était de détruire le pays plutôt que le bâtir”, a déclaré le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, lors d’une conférence de presse à Kinshasa.
“On ne peut que condamner et stigmatiser ces agissements qui frisent la barbarie. Nous demandons instamment aux uns et aux autres de faire preuve de sagesse et de prudence, de retenue et d’esprit démocratique”, a-t-il ajouté, déplorant la “fréquence” des “incidents”.
Depuis le début de la campagne le 28 octobre, plusieurs personnes ont été blessées -notamment à Kinshasa, à Mbuji-Mayi (centre) et à Lubumbashi (sud-est) -lors d’affrontements entre militants de la majorité et de l’opposition, où la police a dû intervenir.
Dimanche, dans une interview à une chaîne d’opposition, le candidat à la présidentielle Etienne Tshisekedi avait appelé ses partisans à “casser les portes des prisons” si le gouvernement ne libérait pas dans les “48 heures” des militants arrêtés lors de manifestations.
“Le climat du pays en général et de la capitale en particulier est caractérisé par un regain de peur et d’énervement, d’incertitude sinon de panique”, a relevé l’archevêque, réitérant le souhait des Congolais de participer à des “élections apaisées”.
“Comment ferons-nous confiance à des dirigeants incapables de protéger la population? Comment élire des gouvernants qui ne nous donnent pas de garantie de paix, de justice, de vérité et d’amour du peuple?”, a-t-il interrogé, avant d’appeler les candidats à “rassurer” le peuple.
Pour les élections de 2006, l’épiscopat avait déployé 35.000 observateurs électoraux, contre 30.000 cette année, faute de moyens.
Pour la présidentielle et les législatives du 28 novembre, à un seul tour, onze candidats se disputent la magistrature suprême et plus de 18.800 la députation.

AFP

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