vendredi, septembre 24, 2021
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Boycott des législative : Alassane Ouattara au FPI “Ce serait une erreur”

Boycott des législative : Alassane Ouattara au FPI “Ce serait une erreur”
Parti aux USA, pour participer à la 66è assemblée générale des Nations Unies, le président de la République, Alassane Ouattara a regagné Abidjan hier, après une semaine passée au pays de l’oncle Sam. C’est à 16 h 26 minutes que l’avion transportant le couple présidentiel a atterri sur le tarmac de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny. Le chef de l’Etat a été accueilli au bas de l’échelle de coupée par le Premier ministre, Guillaume Soro et le maire de la commune de Port-Bouet, Mme Aka Angui. Après le salut aux couleurs et les honneurs militaires, il s’est adressé à la presse au salon du pavillon d’honneur. Le bilan de la mission et les élections législatives ont été évoqués. Pour la première fois, le président Ouattara s’est prononcé sur la décision du FPI de boycotter les élections législatives.

“J’étais à New York avec Mme Ouattara et une forte délégation dont le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, pour prendre part à la 66è session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Le thème était le rôle de la médiation dans le règlement des conflits par la voix pacifique. J’ai eu à faire une allocation à cette occasion, je crois qui a été diffusée ici par la RTI1. Ceci nous a permis de donner notre vision de ce doit être le rôle du dialogue tel que nous la donné le président Houphouët. Et aussi de faire part de notre désir que le monde retrouve une paix durable et une croissance sociale qui permettrait aux populations le plus défavorisées de profiter en peu plus de l’environnement mondial. Nous avons eu également à rencontrer de nombreuses personnalités notamment des chefs d’Etat tels que du Qatar, les présidents de la sous-région, tels que le président du Sénégal, le président du Nigeria, l’Afrique centrale, le président du Gabon, le président du Rwanda et d’autres chefs d’Etats amis. J’ai rencontré à cette occasion beaucoup d’hommes d’affaires, des financiers, des banquiers qui sont intéressés à venir en Côte d’Ivoire pour investir par ce que la confiance est revenue. Nous avons également effectué un déplacement à Washington où nous avons rencontré diverses structures aussi bien des groupes d’intellectuels au niveau du Broking institution qui est fameux pour ses analyses et ses conseils au gouvernement américain et au congrès, la national Démocratic institution pour les questions électorales. Nous avons rencontré le groupe de congressemen et des sénateurs noirs dans le cadre de black quokus qui a tenu à faire un séminaire sur le rôle de la sécurité dans le développement. Par la suite nous sommes revenus à Washington où j’ai eu le grand plaisir de rencontrer nos compatriotes qui sont nombreux au Etats-Unis. La rencontre que nous avons eue a concerné près de 1000 de nos compatriotes. Il n’y avait plus de place dans la salle. Nous avons échangé. Je leur dis que le pays était en paix et que la réconciliation, surtout qu’il y avait beaucoup de travail à faire et que leur demandais de revenir au pays. Et que nous croyons à la diaspora. Ils nous ont manqué et il faut qu’ils reviennent contribuer à cette œuvre de réconciliation et de reconstruction. Ce fut une excellente mission un peu chargé. C’était très intéressant pour ce que nous avons pu avoir comme engagements en faveurs de notre pays. Je suis très heureux d’être de retour.

Depuis Washington, vous avez annoncé la date des élections législatives pour le 11 décembre.
Je devrais présenter mes excuses au président de la Commission électorale indépendante. Je sais qu’il a évoqué avec nous la date du 11 décembre. Nous avons souhaité que nous puissions faire ces élections avant la fin de l’année si possible avant le 15 décembre. Je n’aurais pas du être indiscret. C’est à la CEI de fixer la date des élections législatives.

Monsieur le président, il y a l’opposition notamment le FPI qui menace de boycotter les élections législatives. Que répondez-vous?
Ce serait une erreur. J’ai l’intension de rencontrer la direction du FPI pour leur dire cela. La démocratie est née de l’Angleterre. Pour l’Angleterre, la démocratie c’est d’abord le parlement. C’est cela qu’il n’y pas de président de la République. Il y a plutôt un Premier ministre qui est le leader de la majorité parlementaire. C’est essentiel que nous puissions mettre en place cette grande institution qui est le parlement dont le mandat est venu à expiration depuis décembre 2005. Il y va de l’intérêt national et je pense que nos frères et sœurs du FPI doivent comprendre qu’ils ne doivent pas commettre la même erreur que le RDR en 2000. Il faut absolument participer à ces élections législatives. Je le souhaite pour ma part. J’attends de la voir pour en connaître d’avantage.
Propos recueillis par
Lacina Ouattara

Diasopras6News — AFP

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