lundi, juin 21, 2021
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Swaziland: quand les Etats-Unis évoquent les bonnes affaires du roi, selon WikiLeaks

Swaziland: quand les Etats-Unis évoquent les bonnes affaires du roi, selon WikiLeaks
Le roi du Swaziland dont le pays en crise est suspendu à une mission du Fonds monétaire international (FMI), n’hésite pas à barrer la route au secteur privé quand il y a de bonnes affaires en vue, observaient les Etats-Unis fin 2009 dans un télégramme diplomatique révélé par WikiLeaks. Dans cette dépêche intitulée "Les affaires du roi" datée du 28 octobre 2009 et consultée jeudi par l’AFP, l’ambassade américaine de Mbabane soulignait que la privatisation ratée d’une partie du réseau mobile MTN "semblait avoir été causée par la politique royale et les intérêts économique du roi Mswati".
Ce veto du gouvernement "démontre l’impact que des intérêts privés du roi et d’autres personnalités influentes peuvent avoir sur les transactions économiques au Swaziland".
Le roi serait aussi à l’origine du limogeage à la même époque du PDG de MTN Swaziland Tebogo Mogapi, un Sud-africain à la place duquel les responsables gouvernementaux préféraient voir un patron swazi "plus malléable et coopérant pleinement avec les desiderata du roi et du gouvernement", selon l’ambassade américaine.
Les diplomates américains se sont aussi laissés dire en privé que le roi voulait acheter le paquet d’actions MTN promis à la vente à un prix cassé, comme il avait pu le faire par le passé et ne supportait pas que la direction de MTN vende à une société sud-africaine Roodeport qui offrait le double. La vente a été bloquée.
En outre, le PDG sud-africain débarqué s’opposait à la volonté du gouvernement d’utiliser le réseau MTN pour surveiller les opposants politiques, selon les sources de l’ambassade américaine.
Officiellement, le gouvernement avait justifié sa décision de ne pas renouveler le permis de séjour de M. Mogapi par sa politique dite de "localisation" consistant à favoriser la présence de ressortissants locaux aux commandes de l’économie nationale.
Le Swaziland, enclavé entre l’Afrique du Sud et la Mozambique, compte un million d’habitants, dont la majorité vit dans la pauvreté. Début août, les étudiants se sont vus priver de rentrée universitaire officiellement faute d’argent dans les caisses publiques.

Diasporas-News — AFP

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