jeudi, juin 24, 2021
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Une souche très rare du VIH a franchi les frontières du Cameroun

Une souche très rare du VIH a franchi les frontières du Cameroun
Une souche très rare du VIH, dont seul un petit nombre de cas a été rapporté jusqu’ici chez des patients du Cameroun, semble désormais circuler en dehors de ce pays d’Afrique centrale, selon des médecins français. Il existe deux types de virus du sida, le VIH-1, majoritaire, et le VIH-2 peu fréquent. Le VIH-1 est divisé en trois groupes : M, à l’origine de la pandémie mondiale et deux autres groupes très rares, O et N. Un quatrième groupe, désigné comme le groupe P, a été identifié en 2009 par une équipe française chez une patiente originaire du Cameroun.
Jusqu’à présent, les seuls cas rapportés d’infection par le VIH du groupe N l’ont été chez des patients vivant au Cameroun.
Le groupe N a été identifié pour la première fois en 1998 dans ce pays chez une femme qui a développé le sida. Sur les plus de 12.000 personnes infectées par le VIH vivant au Cameroun testées, seuls 12 cas d’infection par un virus du groupe N ont été identifiés.
Le Pr François Simon (hôpital Saint-Louis, Paris) et ses collègues du Centre national de référence du virus de l’immunodéficience humaine de Rouen (ouest de la France) rapportent vendredi dans la revue médicale The Lancet le cas d’un homme de 57 ans, vivant en France, chez qui une infection par le groupe N a été diagnostiquée.
Admis en janvier dernier aux urgences de l’hôpital Saint-Louis, l’homme rentrait du Togo.
En retraçant l’histoire de sa vie sexuelle, les médecins estiment que l’infection a “probablement” été contractée lors de rapports sexuels au Togo, “ce qui suggère que les virus du groupe N circulent désormais hors du Cameroun”.
Pour les médecins, l’identification de ce cas est particulièrement importante en raison des symptômes sévères présentés par le patient et de la chute précoce de son taux de CD4 (marqueur de l’immunité).
Une combinaison de cinq médicaments antirétroviraux a montré une bonne efficacité initiale, mais un suivi immunologique et virologique à long terme est nécessaire, selon les médecins.

AFP

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