jeudi, mai 30, 2024
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Syrie: un plan arabe pour un arrêt des violences

Syrie: un plan arabe pour un arrêt des violences
Un Comité ministériel de la Ligue arabe, réuni dimanche à Doha, a annoncé attendre lundi une réponse de Damas à un plan pour mettre fin à la violence en Syrie, au terme d’une réunion tenue dans un climat de méfiance entre la Syrie et la Ligue arabe. Le Comité a convenu « d’un document (de travail) sérieux pour un arrêt de tous les actes de violences et de meurtres en Syrie », a déclaré le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, après la réunion qu’il a présidée.
La délégation syrienne, conduite par le ministre des Affaires étrangères, Walid al-Mouallem, a promis « de répondre demain à ce document », a-t-il dit, sans préciser la teneur exacte des propositions faites aux Syriens.
 Il a ajouté le comité ministériel devrait se réunir mercredi au Caire, siège de la Ligue arabe, pour faire le point sur les tractations en cours avec Damas.
« Qu’il y ait accord ou pas (avec Damas), une réunion est prévue mercredi au Caire », a-t-il dit, soulignant que « l’important, c’est la mise en oeuvre » du plan proposé.
« Ce qui est requis, ce sont des mesures concrètes pour empêcher ce qui est arrivé dans d’autres pays », a déclaré aux journalistes cheikh Hamad, interrogé sur l’avertissement lancé par M. Assad contre un séisme dans la région en cas d’intervention occidentale contre son pays.

Syrie: un plan arabe pour un arrêt des violences
Il semble faire référence à la Libye où une intervention de l’Otan avait contribué à la chute du régime du colonel Mouammar Kadhafi, dans la foulée des révoltes ayant chassé du pouvoir les présidents tunisien et égyptien.
« L’ensemble de la région est exposée à une grande tempête. Et il importe que les dirigeants sachent comment se comporter (mais) pas par des tergiversations et des tromperies », a averti le responsable qatari, qui a présidé la réunion.
Trois civils ont été tués dimanche dans la ville et la province de Homs en Syrie, où les militants pro-démocratie ont appelé à des manifestations pour réclamer que la Ligue arabe gèle l’adhésion de la Syrie, sous le slogan: « Gel de l’adhésion. Arrêtez votre appui aux assassins ».
« Les milices d’Assad nous tuent depuis huit mois. Ils nous arrêtent et nous écrasent sous les (obus). Et vous, les Arabes, épris de discours, que faites-vous? », ont écrit les militants sur leur page Facebook « Syrian Revolution 2011 ».
La réunion de Doha s’est tenue dans un climat tendu, la Ligue arabe ayant exprimé dans un message au président Assad samedi « son rejet des meurtres de civils » et « l’espoir que le gouvernement syrien prendra les mesures nécessaires pour les protéger ».
Le ministère syrien des Affaires étrangères avait répliqué en se déclarant « étonné que le comité arabe ait basé sa position sur les mensonges diffusés par les chaînes de télévision qui incitent » à la violence.
Le comité qui s’était réuni mercredi à Damas avec le président Assad l’aurait averti que l’échec de la médiation arabe aboutirait à une internationalisation de la crise », notamment un embargo économique, d’après l’influent quotidien koweïtien Al-Qabas.
La délégation, présidée par cheikh Hamad, a demandé au président Assad de s’engager sur un calendrier précis de réformes, d’accepter une réunion avec l’opposition à l’étranger et l’arrêt de la violence, selon le journal.

Syrie: un plan arabe pour un arrêt des violences
Dans un entretien publié dimanche par le journal britannique The Sunday Telegraph, M. Assad a prévenu que toute intervention occidentale contre son pays provoquerait un « tremblement de terre » au Proche-Orient.
« La Syrie est désormais le centre de la région. C’est la ligne de fracture et si vous jouez avec, vous provoquerez un tremblement de terre: voulez-vous voir un nouvel Afghanistan, ou des dizaines d’Afghanistan? », a menacé le président syrien.
Le président syrien a par ailleurs demandé à la Russie de continuer à le soutenir face aux condamnations occidentales de sa répression des manifestations, dans une interview à la télévision russe.
Pour sa part l’émissaire de la Chine au Moyen-Orient, Wu Sike, a appelé dimanche au Caire le régime de Bachar al-Assad à « respecter et répondre aux aspirations et aux revendications légitimes du peuple syrien ».
La Russie et la Chine –membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU– avaient opposé le 4 octobre leur veto à un projet de résolution des pays occidentaux menaçant Damas de « mesures ciblées ».
La répression en Syrie a fait depuis le 15 mars, selon l’ONU, plus de 3.000 morts.

AFP

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