La 7e édition de Connect Côte d’Ivoire, organisée du 30 septembre au 2 octobre 2026 à Abidjan, a mis en lumière le potentiel économique des régions et districts du pays. À travers cette rencontre, le gouvernement ivoirien souhaite attirer davantage d’investisseurs, développer les infrastructures et faire des territoires de nouveaux moteurs de croissance. Une ambition qui concerne également la diaspora ivoirienne.
La Côte d’Ivoire entend faire de ses territoires des pôles de développement économique à part entière. C’est l’un des principaux messages portés lors de la 7e édition de Connect Côte d’Ivoire, l’Expo des régions et districts, organisée au Parc des Expositions d’Abidjan.
Pendant trois jours, les représentants des 31 régions et des deux districts autonomes ont présenté leurs ressources, leurs projets et leurs opportunités d’investissement.
Placée sous le thème « Révéler les territoires, connecter les opportunités », la manifestation a réuni des collectivités territoriales, des entreprises, des investisseurs et des partenaires institutionnels.
L’objectif : transformer les potentialités locales en projets économiques concrets.
Connect Côte d’Ivoire 2026 : développer l’économie des régions
À l’ouverture de l’événement, le 30 septembre, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a insisté sur la nécessité de mieux valoriser les territoires ivoiriens.
Pour le chef du gouvernement, le développement économique national ne doit pas se concentrer uniquement à Abidjan. Il doit également s’appuyer sur les ressources, les compétences et les activités propres à chaque région.
Cette stratégie suppose de rapprocher les collectivités locales des investisseurs, des institutions financières et des entreprises.
Les rencontres organisées dans le cadre de Connect Côte d’Ivoire visent précisément à faciliter ces échanges et à favoriser l’émergence de nouveaux partenariats.
Le PND 2026-2030 au centre de la stratégie ivoirienne
Le Plan national de développement 2026-2030 (PND) constitue l’un des principaux instruments de cette politique de transformation territoriale.
Le gouvernement prévoit notamment des investissements dans les infrastructures routières, la santé, l’éducation et les équipements publics.
Parmi les projets annoncés figurent cinq centres hospitaliers universitaires, 21 hôpitaux généraux, 1 200 établissements sanitaires de premier contact, 9 485 salles de classe et cinq nouvelles universités.
Ces équipements doivent contribuer à améliorer les conditions de vie des populations, mais aussi à renforcer l’attractivité économique des régions.
Pour les entreprises, la disponibilité des routes, de l’énergie, des services de santé et d’une main-d’œuvre qualifiée joue un rôle déterminant dans les décisions d’investissement.
Des opportunités économiques différentes selon les régions
L’une des ambitions de Connect Côte d’Ivoire consiste à mettre en valeur les spécificités économiques des territoires.
Dans le nord du pays, les projets concernent notamment l’agro-industrie, le commerce et la logistique.
Dans l’ouest, les activités minières et la transformation locale des ressources constituent des axes de développement importants.
Le sud-ouest, autour de San Pedro, présente un potentiel lié aux activités portuaires, au transport, à l’économie maritime et au tourisme.
À Abidjan, les projets d’infrastructures urbaines visent notamment à améliorer la mobilité et à accompagner l’expansion de la capitale économique.
Cette approche territoriale cherche à faire émerger plusieurs pôles de croissance, en complément du rôle central joué par Abidjan.
Quelles opportunités pour la diaspora ivoirienne ?
Le développement économique des régions représente également un enjeu pour les Ivoiriens vivant à l’étranger.
La diaspora dispose de compétences professionnelles, de réseaux internationaux et de capacités d’investissement susceptibles de contribuer au financement de projets locaux.
L’agriculture, la transformation agroalimentaire, le tourisme, les services et les activités numériques figurent parmi les secteurs dans lesquels des partenariats peuvent être envisagés.
Pour les entrepreneurs de la diaspora, des événements comme Connect Côte d’Ivoire permettent de mieux identifier les besoins des territoires et de rencontrer des interlocuteurs institutionnels ou économiques.
Toutefois, le passage d’une intention d’investissement à un projet concret dépend notamment de la qualité des infrastructures, de l’accès au financement et de l’accompagnement des porteurs de projets.
Un rendez-vous pour connecter entreprises et investisseurs
La 7e édition de Connect Côte d’Ivoire ne s’est pas limitée à une exposition des richesses régionales.
La manifestation a également proposé des rencontres d’affaires, des panels et des espaces consacrés aux entreprises, aux institutions et aux savoir-faire locaux.
Ces échanges ont permis de mettre en relation les collectivités, les entrepreneurs et les acteurs du financement.
La commissaire générale de l’événement, Nadine Bla, a notamment souligné l’importance de rapprocher les PME régionales des investisseurs et de renforcer la visibilité des filières locales.
L’ambition affichée est de transformer ces rencontres en partenariats durables et en activités économiques.
Transformer les potentialités locales en projets concrets
Avec cette 7e édition, Connect Côte d’Ivoire confirme la volonté de mieux répartir les opportunités économiques sur le territoire national.
L’enjeu dépasse la promotion des régions : il s’agit de favoriser l’investissement productif, la création d’emplois et la valorisation des ressources locales.
Le véritable bilan de cette initiative dépendra désormais des projets effectivement réalisés et des partenariats conclus à la suite de l’événement.
Pour la diaspora ivoirienne, cette dynamique pourrait ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement et de participation au développement des territoires.
J.C. PAGNI
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