vendredi, septembre 4, 2026
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Samuel Eto’o appelle l’Afrique à faire bloc derrière Gianni Infantino

Samuel Eto’o défend ouvertement Gianni Infantino. Dans un entretien accordé à L’Équipe, le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) estime que le patron de la FIFA a contribué au développement du football africain. Face aux critiques dont Gianni Infantino fait l’objet, l’ancien international camerounais appelle l’Afrique à défendre ses propres intérêts et réclame davantage de moyens pour permettre au continent de développer ses talents.

« Avec un budget de 20 ou 40 millions, nous aurions eu des Mbappé, des Tchouaméni. » La déclaration de Samuel Eto’o illustre le message que l’ancien attaquant du FC Barcelone et de l’Inter Milan souhaite aujourd’hui faire passer : le football africain ne peut pas être jugé selon les mêmes critères que le football européen sans prendre en compte les importantes différences de financement.

Le président de la Fecafoot assume ainsi une position favorable à Gianni Infantino et défend les actions entreprises par le président de la FIFA en faveur du continent africain.

Samuel Eto’o défend le bilan de Gianni Infantino en Afrique

Alors que Gianni Infantino fait face à des critiques émanant notamment de certaines instances du football international, Samuel Eto’o considère que l’Afrique doit avant tout regarder ce que la présidence de la FIFA lui a apporté.

Le dirigeant camerounais cite notamment les investissements réalisés dans les infrastructures et l’accompagnement des fédérations africaines. Pour lui, ces financements donnent aux pays du continent davantage de possibilités pour structurer leur football et accompagner les futures générations.

« Aujourd’hui, le président Infantino donne la possibilité aux Africains de rêver de développer le football », affirme notamment Samuel Eto’o dans son entretien à L’Équipe.

L’ancien capitaine des Lions Indomptables souligne également la construction de sièges de fédérations et estime que de nouveaux investissements pourraient favoriser l’émergence des futurs grands talents africains.

Son raisonnement est simple : sans moyens suffisants, difficile pour les fédérations africaines de construire les infrastructures et les systèmes de formation nécessaires pour rivaliser durablement avec les grandes nations du football.

« Pourquoi les Africains devraient-ils limiter leurs rêves ? »

Au-delà de son soutien à Gianni Infantino, Samuel Eto’o profite de cette prise de parole pour défendre une plus grande ambition pour le football africain.

L’ancien buteur dénonce notamment l’idée selon laquelle les dirigeants africains devraient systématiquement suivre les positions adoptées ailleurs.

« Nous avons exactement les mêmes droits que tous les autres présidents. »

Eto’o rappelle également le rôle majeur joué par les footballeurs africains dans la réussite économique et sportive des clubs européens. Selon lui, cette contribution doit aussi conduire à s’interroger sur les conditions dans lesquelles les jeunes joueurs sont formés sur le continent.

Le Camerounais évoque notamment le manque d’infrastructures auquel sont confrontés certains jeunes. Là où les grandes villes européennes disposent de nombreux terrains et centres de formation, certains aspirants footballeurs africains doivent encore parcourir de longues distances simplement pour pouvoir s’entraîner.

« Pourquoi les Africains devraient-ils limiter leurs rêves ? », interroge Samuel Eto’o, qui souhaite voir les pays du continent développer leurs infrastructures avec les mêmes ambitions que les grandes nations du football.

Davantage de moyens pour retenir et former les talents africains

Pour Samuel Eto’o, le financement constitue donc l’une des clés du développement du football africain.

De nombreuses fédérations restent dépendantes des ressources publiques et disposent de budgets sans commune mesure avec ceux des grandes organisations européennes. Cette différence limite notamment les possibilités d’investissement dans les terrains, les centres de formation, l’encadrement et la détection.

Eto’o estime que de nouveaux moyens permettraient de mieux accompagner les jeunes joueurs directement sur le continent et d’éviter que le départ vers l’Europe apparaisse comme l’unique possibilité pour réussir.

Il considère d’ailleurs que la situation a déjà progressé depuis sa propre jeunesse, avec un meilleur encadrement des jeunes talents qui quittent l’Afrique. Mais les écarts restent, selon lui, considérables.

Eto’o appelle le football africain à défendre ses intérêts

Le soutien de Samuel Eto’o à Gianni Infantino dépasse ainsi la seule personnalité du président de la FIFA. L’ancien international camerounais défend surtout une vision dans laquelle l’Afrique doit peser davantage dans les décisions concernant l’avenir du football mondial.

Alors que Gianni Infantino fait l’objet de contestations autour de certains de ses projets, Eto’o considère que les dirigeants africains doivent évaluer ces initiatives en fonction des bénéfices qu’elles peuvent apporter au continent.

Pour le président de la Fecafoot, les investissements dans les infrastructures, la formation et le développement des talents pourraient permettre à l’Afrique de franchir un nouveau cap.

Son message est donc autant sportif que politique : le football africain doit disposer des moyens nécessaires pour construire son propre avenir et ne plus limiter ses ambitions.

Barth-Olivier Zinsou


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