Mondial 2026 : les entraîneurs africains gagnent du terrain sur les bancs des sélections
Six des dix sélections africaines présentes à la Coupe du monde 2026 ont été confiées à des entraîneurs du continent. Réunis du 7 au 9 octobre au Cap-Vert dans le cadre de la CAF Strategy Conference, responsables techniques et sélectionneurs veulent désormais transformer cette progression en stratégie durable pour le football africain.
Le changement est considérable. En 2010, lors de la Coupe du monde organisée en Afrique du Sud, une seule sélection africaine était dirigée par un entraîneur du continent.
Ils étaient deux en 2014, deux en 2018, puis cinq en 2022. En 2026, ils sont désormais six à avoir dirigé l’une des dix sélections africaines qualifiées pour le Mondial.
Une évolution qui témoigne de la confiance croissante accordée aux techniciens du continent et qui accompagne les performances enregistrées par les équipes africaines ces dernières années.
C’est dans ce contexte que la CAF Strategy Conference, organisée du 7 au 9 octobre à Sal, au Cap-Vert, a placé la question des entraîneurs au cœur de ses réflexions.
De 2010 à 2026, la montée des entraîneurs africains
En seize ans, la situation a profondément évolué.
Longtemps, de nombreuses fédérations africaines ont privilégié des sélectionneurs étrangers pour diriger leurs équipes nationales. Mais les résultats obtenus ces dernières années contribuent progressivement à modifier cette perception.
Le tournant le plus spectaculaire reste celui du Maroc lors du Mondial 2022.
Sous la direction de Walid Regragui, les Lions de l’Atlas étaient devenus la première sélection africaine de l’histoire à atteindre les demi-finales d’une Coupe du monde.
Cette performance avait offert une nouvelle visibilité aux compétences techniques africaines.
Quatre ans plus tard, la tendance s’est renforcée.
Faé, Regragui, Bubista, Thiaw : des techniciens africains qui s’imposent
Plusieurs entraîneurs du continent ont accompagné les bonnes performances africaines enregistrées en 2026.
Emerse Faé, déjà vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations avec la Côte d’Ivoire, a conduit les Éléphants jusqu’à la phase à élimination directe du Mondial.
Avec le Cap-Vert, Bubista a participé à une autre page importante de l’histoire du football africain. Pour leur toute première Coupe du monde, les Requins Bleus sont parvenus à franchir la phase de groupes.
Pape Thiaw avec le Sénégal et Hossam Hassan avec l’Égypte illustrent également cette nouvelle génération de sélectionneurs africains capables d’obtenir des résultats sur la scène internationale.
Le Maroc a, de son côté, confirmé la dynamique enclenchée sous Walid Regragui.
Ces parcours renforcent une idée de plus en plus présente dans le football continental : la connaissance des joueurs, des cultures locales et de l’environnement des fédérations peut constituer un véritable atout.
La CAF veut désormais construire une génération d’entraîneurs
L’enjeu dépasse cependant les performances de quelques sélectionneurs.
Pour la Confédération africaine de football, le défi consiste désormais à transformer ces réussites individuelles en progression structurelle.
La formation des entraîneurs, l’accès aux différentes licences, l’accompagnement technique ou encore les possibilités offertes aux techniciens locaux d’accéder aux clubs professionnels et aux sélections nationales font partie des leviers à développer.
La conférence organisée au Cap-Vert doit notamment permettre d’analyser les parcours des entraîneurs ayant réussi au plus haut niveau afin d’identifier les méthodes susceptibles d’être adaptées aux 54 associations membres de la CAF.
Faire davantage confiance aux compétences africaines
La progression observée depuis 2010 dépasse aujourd’hui le simple symbole.
Passer d’un seul entraîneur africain à la tête d’une sélection du continent au Mondial 2010 à six en 2026 traduit une évolution dans la manière dont les compétences locales sont considérées.
Les résultats récents montrent également que le débat ne porte plus uniquement sur la nationalité des sélectionneurs, mais sur leur formation, leurs compétences et leur capacité à construire des projets durables.
Pour la CAF, l’étape suivante sera donc de multiplier les conditions permettant à de nouveaux techniciens d’émerger.
Mondial 2030 : confirmer la tendance
La Coupe du monde 2026 pourrait ainsi marquer une étape importante dans l’histoire des entraîneurs africains.
Après les performances de Regragui, Faé, Bubista, Thiaw ou Hassan, l’objectif est désormais de faire en sorte que ces trajectoires ne restent pas des exceptions.
À l’horizon du Mondial 2030, le football africain veut disposer non seulement de sélections capables de rivaliser avec les meilleures nations, mais également d’une génération de techniciens suffisamment formés et expérimentés pour les conduire au plus haut niveau.
Après avoir gagné leur place sur les bancs, les entraîneurs africains doivent désormais s’y installer durablement.
J.C. PAGNI
Les entraîneurs africains au cœur de la stratégie du football continental
Réunis du 7 au 9 octobre à Sal, au Cap-Vert, dans le cadre de la Caf Strategy Conference, les responsables techniques et entraîneurs africains ont analysé les enseignements de la Coupe du Monde 2026. Avec six des dix sélections africaines dirigées par des techniciens du continent, le football africain franchit une nouvelle étape dans la reconnaissance de ses compétences locales.
En 2010, lors de la Coupe du Monde organisée en Afrique du Sud, une seule sélection africaine était conduite par un entraîneur du continent. Ils étaient deux en 2014, deux en 2018, cinq en 2022 et désormais six en 2026. La progression est spectaculaire. Cette évolution accompagne les performances croissantes des sélections africaines sur la scène mondiale. Avec dix représentants pour la première fois et neuf équipes ayant atteint la phase à élimination directe, le Mondial 2026 constitue un tournant pour le football continental.
C’est dans ce contexte que la Caf a consacré une place centrale au développement des entraîneurs lors de sa conférence stratégique de Sal. L’objectif n’est plus seulement de mesurer les résultats, mais d’identifier les mécanismes permettant de faire émerger davantage de techniciens africains capables d’évoluer durablement au plus haut niveau.
La Coupe du Monde 2022 avait déjà marqué un changement de perception. Avec Walid Regragui, le Maroc était devenu la première sélection africaine à atteindre les demi-finales du Mondial. Une performance historique qui avait renforcé le débat sur la capacité des entraîneurs africains à rivaliser avec leurs homologues étrangers dans les compétitions internationales. Quatre ans plus tard, la dynamique s’est amplifiée.
Emerse Faé a conduit la Côte d’Ivoire jusqu’à la phase à élimination directe, après avoir remporté la Coupe d’Afrique des nations. Bubista, sélectionneur du Cap-Vert, a accompagné les Requins Bleus dans leur première participation à une Coupe du Monde et leur a permis de franchir la phase de groupes. Le Sénégal de Pape Thiaw et l’Égypte de Hossam Hassan figurent également parmi les sélections dirigées par des techniciens africains ayant atteint la phase à élimination directe. Le Maroc a, lui aussi, confirmé la dynamique enclenchée quatre ans plus tôt. Au-delà des résultats, ces parcours illustrent l’importance de la connaissance du contexte local, de la formation des joueurs et de la construction de projets techniques adaptés aux réalités de chaque fédération.
Construire une génération d’entraîneurs
Le défi pour la Caf consiste désormais à transformer ces réussites individuelles en dynamique structurelle. La formation, les licences, l’accompagnement technique et les passerelles vers les sélections nationales font partie des leviers susceptibles de renforcer durablement la présence des entraîneurs africains sur les bancs des grandes compétitions. La conférence de Sal doit ainsi permettre d’étudier les parcours de Faé, Bubista, Regragui, Thiaw et d’autres techniciens afin d’identifier les pratiques reproductibles dans les 54 associations membres de la Caf.
La progression enregistrée entre 2010 et 2026 dépasse désormais le simple symbole. Elle témoigne d’une confiance croissante envers les compétences du continent. Pour le football africain, l’enjeu de la prochaine décennie sera de faire de ces entraîneurs, longtemps considérés comme des exceptions, une génération durable de références techniques capables d’accompagner les ambitions du continent jusqu’à la Coupe du Monde 2030 et au-delà.
J.C.PAGNI
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