À 25 ans, Fatima Kourouma s’impose progressivement comme l’un des visages des sports de combat en Guinée. Surnommée « la Guerrière du 224 », la championne de Muay Thaï, également pratiquante de MMA et de sambo, multiplie les performances internationales avec une ambition : décrocher des titres pour son pays et ouvrir la voie à une nouvelle génération de combattantes guinéennes.
Son surnom fait directement référence à l’indicatif téléphonique de la Guinée : la « Guerrière du 224 ». Derrière celui-ci se trouve Fatima Kourouma, une combattante guinéenne de 25 ans qui commence à se faire un nom bien au-delà des frontières de son pays.
Spécialiste du Muay Thaï, elle pratique également le MMA (arts martiaux mixtes) et le sambo. Ces dernières années, ses performances lui ont permis de devenir l’une des figures montantes des sports de combat féminins en Guinée.
Fatima Kourouma sacrée en Thaïlande
L’année 2026 a marqué une nouvelle étape dans son parcours.
Début mars, Fatima Kourouma s’est illustrée en Thaïlande en remportant la ceinture du RBS Championship dans la catégorie des -66 kg.
Une victoire symbolique pour la combattante, qui a une nouvelle fois porté les couleurs guinéennes sur la scène internationale.
À son retour à Conakry, elle a reçu un accueil chaleureux de la part de nombreux supporters et amateurs de sports de combat venus célébrer son succès.
Déjà remarquée sur la scène africaine
Ce titre obtenu en Thaïlande ne constitue pas la première performance importante de la Guinéenne.
En septembre 2025, Fatima Kourouma avait déjà participé à l’African MMA League (AMMAL) organisée en Côte d’Ivoire, où elle s’était également imposée.
Ces résultats successifs lui permettent progressivement de construire un palmarès international et d’accroître la visibilité des sports de combat guinéens.
Mais la « Guerrière du 224 » ne veut pas uniquement accumuler les ceintures.
Une ambition pour les jeunes femmes guinéennes
Fatima Kourouma souhaite également utiliser son parcours pour encourager d’autres jeunes femmes à se lancer dans les sports de combat.
« Mon objectif est de former des combattantes capables de remporter des ceintures à l’international. »
La championne veut montrer aux jeunes Guinéennes qu’il est possible d’atteindre le haut niveau grâce au travail et à la confiance en soi.
Elle souhaite ainsi participer à l’émergence d’une nouvelle génération de combattantes capables, à leur tour, de représenter la Guinée dans les compétitions internationales.
Fatima Kourouma appelle à davantage de soutien
Pour atteindre cet objectif, la combattante estime néanmoins que les athlètes guinéens ont besoin d’un accompagnement plus important.
Elle appelle notamment les autorités et les instances sportives à soutenir davantage les disciplines telles que le Muay Thaï et le MMA.
Financement, préparation, encadrement et participation aux compétitions internationales constituent autant d’enjeux pour permettre aux talents locaux de franchir un nouveau cap.
La championne estime que la Guinée possède déjà de nombreux athlètes, hommes comme femmes, capables de se distinguer au plus haut niveau s’ils disposent des moyens nécessaires.
« Remporter le maximum de médailles et de ceintures pour le pays »
Pour son propre avenir, Fatima Kourouma ne cache pas ses ambitions.
Son objectif immédiat reste de multiplier les succès internationaux et de continuer à faire flotter le drapeau guinéen lors des grandes compétitions.
« Mon souhait est de remporter le maximum de médailles et de ceintures pour le pays. »
À 25 ans, Fatima Kourouma entend donc poursuivre son ascension tout en contribuant au développement des sports de combat féminins en Guinée.
Une double ambition qui pourrait faire de la « Guerrière du 224 » l’un des visages du sport guinéen dans les prochaines années.
GFY
