Betclic se retire du Bénin après une réforme fiscale qui impose une taxe de 25 % aux opérateurs de paris en ligne. Une décision qui illustre les nouveaux défis du secteur en Afrique.

Le groupe français Betclic, acteur majeur des paris sportifs en ligne, a décidé de se retirer du marché béninois. Cette décision intervient après l’adoption d’une réforme fiscale importante par le gouvernement du Bénin, qui modifie profondément les conditions d’activité des opérateurs de jeux d’argent en ligne.
Cette nouvelle réglementation, entrée en vigueur en 2025, vise à mieux encadrer un secteur en pleine croissance tout en augmentant les recettes fiscales de l’État.
Betclic avait misé sur le potentiel du marché béninois
Avant son retrait, Betclic avait clairement affiché ses ambitions en Afrique de l’Ouest. L’entreprise avait obtenu une licence pour opérer légalement au Bénin et avait même installé une filiale à Cotonou afin de développer ses activités dans le pays.
L’opérateur ciblait notamment une population jeune et connectée, très intéressée par les paris sportifs, en particulier autour des grandes compétitions de football européennes.
Grâce à l’essor des smartphones et des paiements mobiles, le marché béninois des paris en ligne représentait un potentiel de croissance important pour les plateformes internationales.
Une réforme fiscale qui change les règles du jeu
La situation a cependant changé au début de l’année 2025 lorsque les autorités béninoises ont introduit un nouveau régime fiscal pour les opérateurs de paris en ligne.
Selon cette réforme, les plateformes numériques doivent désormais payer une taxe de 25 % sur leurs revenus, contre environ 10 % pour les opérateurs de jeux terrestres.
Le gouvernement béninois explique que cette mesure vise plusieurs objectifs :
- renforcer la régulation du secteur des jeux d’argent
- augmenter les recettes fiscales de l’État
- lutter contre les plateformes illégales opérant sur Internet
Mais pour certains acteurs du secteur, cette fiscalité alourdie rend l’activité beaucoup moins rentable.
Betclic juge la fiscalité incompatible avec son modèle
D’après plusieurs sources proches du dossier, Betclic aurait estimé que cette nouvelle taxation rendait son modèle économique difficilement viable au Bénin.
Des discussions auraient été engagées avec les autorités locales afin de trouver un compromis, mais aucun accord n’a finalement été trouvé.
Face à cette situation, le groupe français a choisi de mettre fin à ses opérations dans le pays et de fermer sa filiale béninoise, sans grande communication officielle.
Une tendance qui se confirme en Afrique
Le cas du Bénin s’inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs pays africains. De nombreux gouvernements cherchent aujourd’hui à mieux encadrer le secteur des paris sportifs en ligne, qui connaît une croissance rapide sur le continent.
Ces dernières années, plusieurs pays ont renforcé leur réglementation :
- le Nigeria
- le Kenya
- le Ghana
- l’Afrique du Sud
Les autorités souhaitent notamment mieux contrôler les opérateurs étrangers, protéger les consommateurs et récupérer une part plus importante des revenus générés par ce marché.
Un marché africain des paris sportifs en pleine croissance
Malgré ces contraintes réglementaires, l’Afrique reste un marché très attractif pour les plateformes de paris en ligne.
La généralisation des smartphones, l’accès croissant à Internet et le développement des paiements mobiles favorisent l’essor rapide du secteur.
Le football européen, très suivi sur le continent, constitue le principal moteur de cette industrie. Dans certains pays comme le Nigeria, des millions de joueurs participeraient chaque année aux paris sportifs.
Un signal pour les opérateurs internationaux
Pour de nombreux analystes, le retrait de Betclic du Bénin illustre l’importance croissante des enjeux réglementaires et fiscaux dans la stratégie des opérateurs de paris sportifs en Afrique.
Alors que les gouvernements renforcent leur contrôle sur ce secteur, les entreprises internationales doivent désormais adapter leurs modèles économiques aux réalités locales.
Le cas béninois montre que l’Afrique représente certes un marché prometteur, mais qu’il exige aussi une conformité stricte aux réglementations et aux politiques fiscales nationales.
✍️ Barth-Olivier ZINSOU
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