Présidentielle au Togo: Faure Gnassingbé investi candidat par son parti

Le président togolais Faure Gnassingbé à son arrivée à Colombo, lors d'une visite officielle au Sri Lanka, le 11 septembre 2019. afp.com - ISHARA S. KODIKARA

Le président togolais Faure Gnassingbé a été investi sans surprise mardi pour représenter le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR), à l’élection présidentielle du 22 février, a constaté un journaliste de l’AFP à Lomé.

“Les instances du parti UNIR, réunies en ce jour, ont rendu compte à son excellence Faure Gnassingbé (…) de la volonté unanime des militantes et militants de le voir défendre les couleurs du parti à l’élection présidentielle du 22 février”, a déclaré Aklesso Atcholé, secrétaire exécutif de l’UNIR, lors d’un point de presse.

Les responsables du parti s’étaient réunis à huis clos toute la matinée, en présence du président Faure Gnassingbé, après une tournée dans les différentes régions du Togo, où ils ont organisé des consultations avec la base du mouvement.

“C’est une réunion du parti, visant à m’informer du souhait des militants de me voir encore porter les couleurs de notre parti à l’élection présidentielle. Je les ai remerciés et en toute humilité, j’ai accepté”, a déclaré à la presse Faure Gnassingbé à l’issue de la réunion.

Le président Faure Gnassingbé est au pouvoir depuis 2005, après avoir succédé à son père Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le pays d’une main de fer, pendant 38 ans. Il a été réélu en 2010 et en 2015 au termes de scrutins contestés.

Le pays a traversé une grave crise politique en 2017 et 2018, avec des manifestations gigantesques lourdement réprimées, pour réclamer la limitation des mandats présidentiels et le départ du chef de l’Etat, qui s’apprête à briguer un quatrième mandat.

Mais le pouvoir n’a pas cédé et en mai 2019, les députés ont voté une révision constitutionnelle qui permet non seulement au président Gnassingbé de se représenter en 2020 et 2025, mais aussi de bénéficier d’une immunité à vie “pour les actes posés pendant les mandats présidentiels”.

Une douzaine de leaders de l’opposition dont son chef de file historique, Jean-Pierre Fabre, et des personnalités de la société civile, ont également annoncé leur candidature à ce scrutin présidentiel.

Les dossiers de candidature doivent être déposés à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) au plus tard mercredi.