L’ex-président malgache Marc Ravalomanana a donné samedi le coup d’envoi de sa campagne pour les élections générales de la fin de l’année en promettant de relancer l’économie du pays dont il avait été écarté du pouvoir il y a neuf ans.

« On va améliorer le climat des affaires, un domaine que je connais si bien », a-t-il lancé à quelque 20.000 de ses partisans réunis dans un stade de la capitale Antananarivo.

PDG d’un grand groupe agroalimentaire, M. Ravalomanana, 68 ans, a dirigé le pays de 2002 à 2009.

Il a alors été contraint à la démission par un coup de force de l’armée après de violentes manifestations de rue inspirées par le maire d’alors de la capitale, Andry Rajoelina, qui lui a succédé à la tête d’un régime de transition de 2009 à 2014.

Interdit de candidature en 2013, Marc Ravalomanana espère revenir au pouvoir à la faveur de la présidentielle prévue les 7 novembre et 19 décembre prochains.

Il y affrontera notamment M. Rajoelina et le président sortant Hery Rajaonarimampianina, dont il a étrillé le bilan samedi.

« Je suis triste de voir l’état des routes à Madagascar aujourd’hui alors que, sous mon régime, on avait réhabilité 1.400 km de route par an », a-t-il lancé, « je suis triste de voir des enfants qui ne peuvent plus aller à l’école aujourd’hui à cause de la pauvreté ».

« Madagascar a besoin de vous, président Ravalomanana », proclamait une banderole déployée dans le stade.

Devant ses troupes, l’ex-chef de l’Etat a assuré « avoir pardonné les actes de l’armée en 2009 ». « Mais je n’oublierai pas le coup d’État », a-t-il aussitôt précisé.

La réunion publique de samedi était la plus importante organisée par Marc Ravalomanana depuis son retour d’exil en 2014.

Madagascar est l’un des pays les plus pauvres du monde.